Pâques : avec l’inflation, évitez le gigot, Laurent Mariotte choisit ce morceau d’agneau familial moins cher

Pâques : avec l’inflation, évitez le gigot, Laurent Mariotte choisit ce morceau d’agneau familial moins cher

Pâques approche et votre budget vous inquiète déjà ? Avec la hausse des prix, le traditionnel gigot d’agneau pèse sur l’addition. Bonne nouvelle : le chef Laurent Mariotte propose une alternative savoureuse et moins coûteuse. Découvrez pourquoi et comment adopter ce morceau familial cette année.

Pourquoi éviter le gigot cette année

Le gigot d’agneau reste le symbole du repas pascal. Sa cuisson lente et sa découpe sont un rituel. Mais quand le prix atteint environ 20 €/kg, la facture grimpe vite pour six convives.

Beaucoup de foyers cherchent une option moins onéreuse sans sacrifier la fête. C’est exactement le raisonnement de Laurent Mariotte. Il propose de conserver l’esprit convivial de Pâques, tout en limitant la dépense.

Quel morceau choisir : l’épigramme d’agneau

L’alternative recommandée s’appelle l’épigramme d’agneau. Ce morceau se situe au niveau de la poitrine. Il contient un peu de gras qui fond à la cuisson. Le résultat est une viande très tendre et goûteuse.

En prix, l’épigramme se vend autour de 12 €/kg. C’est environ 40 % moins cher que le gigot. Pour quatre personnes, 800 g d’épigramme coûtent près de 9,6 €, contre environ 16 € pour 800 g de gigot.

Chez le boucher, l’épigramme n’est pas toujours indiquée en vitrine. N’hésitez pas à la demander. Précisez le nombre de convives et la cuisson souhaitée. Comptez environ 200 g par adulte.

Recette : épigramme rôtie et haricots blancs (pour 4 personnes)

Voici la recette de Laurent Mariotte, adaptée pour une table de quatre. Elle respecte les saveurs de Pâques et reste douce pour le portefeuille.

Ingrédients

  • 800 g d’épigramme d’agneau
  • 1 bocal de 800 g de haricots blancs (égouttés)
  • 1 tête d’ail entière + 1 gousse d’ail
  • 10 branches de sarriette
  • 3 branches de romarin
  • 1 filet d’huile d’olive (environ 2 cuillères à soupe)
  • 1 cuillère à soupe d’huile de colza
  • sel et poivre

Préparation

  • Préchauffez le four à 180 °C.
  • Déposez l’épigramme dans un plat. Salez et poivrez. Arrosez d’huile d’olive.
  • Posez les branches de romarin et la sarriette sur la viande. Coupez la tête d’ail en deux et placez-la côté chair contre l’épigramme.
  • Enfournez. Faites cuire environ 1 heure. Retournez la viande à mi-cuisson pour une coloration uniforme.
  • Pendant la cuisson, chauffez doucement les haricots égouttés avec l’huile de colza, la gousse d’ail écrasée et le romarin haché. Remuez délicatement pour réchauffer sans écraser.
  • Sortez la viande, laissez-la reposer 5 minutes avant de la trancher. Servez avec les haricots chauds.

Conseils pratiques pour l’achat et la cuisson

Demandez à votre boucher de vous présenter l’épigramme. Indiquez le poids désiré et le mode de cuisson. Le boucher peut le préparer selon vos besoins.

Si vous préférez un mijoté, l’épigramme supporte très bien la cuisson lente en cocotte. La graisse fond et nourrit la sauce. Pour une cuisson rapide, une poêle bien chaude donne une belle croûte.

Variantes et accompagnements

Vous pouvez remplacer les haricots blancs par des lentilles vertes ou des pommes de terre rôties. Un jus au romarin et à l’ail relève la viande sans alourdir le plat.

Pour une version festive, ajoutez des carottes glacées et une salade de jeunes pousses. L’idée est de garder des saveurs simples et familiales, sans multiplier les coûts.

En choisissant l’épigramme d’agneau, vous conservez la tradition pascale avec une option plus accessible. Vous servez une viande tendre et savoureuse, tout en protégeant votre budget. N’est-ce pas le meilleur des compromis pour réunir toute la famille ?

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Auteur/autrice

  • Je suis journaliste culinaire et styliste de table depuis plus de dix ans, passée par une formation en arts culinaires puis par les cuisines de bistrots parisiens avant de collaborer avec des magazines gastronomiques. Ancienne consultante pour des maisons d’édition culinaire et passionnée de potager urbain, j’ai suivi plusieurs modules en agroécologie urbaine à VetAgro Sup pour approfondir ma compréhension du lien entre sol et assiette. Ma spécialité : rendre la gastronomie accessible à la maison en reliant recettes de saison, organisation du foyer et conseils jardinage concrets. J’écris pour aider chacun à cuisiner mieux tout en cultivant un cadre de vie chaleureux et vivant.

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